JAZZ MAGAZINE-JAZZMAN n° 667 -Novembre 2014


culturejazz

Citizen

édition du 30 septembre 2015 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487

Portrait

Fou Records : c’est fou, ça !

Le label de Jean-Marc Foussat


Créé en 2012, Fou Records est le prolongement des travaux de l’ingénieur du son et musicien Jean-Marc Foussat. Brève présentation de l’homme et de ses disques.

Jean-Marc Foussat porte un chapeau et des lunettes ovales. Sa voix aux inflexions presque féminines est d’une grande douceur : ses phrases s’alanguissent et finiraient systématiquement en point d’interrogation si, de temps à autre, quelques réflexions tranchantes ne venaient éveiller la curiosité de son interlocuteur. La soixantaine, Jean-Marc Foussat œuvre depuis des décennies dans l’avant-garde, l’expérimental, l’underground, l’alternatif selon l’étiquette que l’on souhaite mettre sur ces musiques des extrêmes.

Aussi prolixe que touche-à-tout, en plus de son chapeau il porte plusieurs casquettes. Ingénieur du son de formation, il enregistre des disques pour Hat Hut, Futura/Marge, Incus (fondé par Derek Bailey et Evan Parker) et participe à la création de Potlatch (on lui doit notamment la captation des duos de Bailey avec Steve Lacy ou Joëlle Léandre) privilégiant ainsi les musiques libres, principalement enregistrées dans l’incandescence du live.


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photo © Christian Taillemite

Également instrumentiste, sa science des machines et son intérêt pour l’acoustique le conduisent tout naturellement vers les synthétiseurs. Adepte du VCS3 et de l’AKS (mis en circulation début 70), il les couple à des pédales, des ordinateurs ou des micros pour un usage tout personnel. Loin des nappes de son fadasses ou des rythmiques froides pour ambiances faciles, il travaille principalement le timbre et la matière. Des sons pré-enregistrés sont réinjectés dans le flux musical après avoir subi de nombreux traitements, aussi contorsionnistes que radicaux. Sont alors privilégiés l’élan, le mouvement puis la collision voire le fracas. Car jouer avec Foussat, ce n’est pas avoir à ses côtés un faire-valoir qui balaierait le sol pour dégager la piste, mais un combattant, un stimulateur, un véritable partenaire. En témoigne sa présence depuis 1992 au sein du trio Marteau Rouge au côté du guitariste Jean-François Pauvros et du batteur Makoto Sato : musique ouvertement bruitiste à tendance free rock qui apporte son lot de tension et d’énergie (trois disques chez Gaffer Records, In Situ - avec Evan Parker - et Fou Records).

Mais on l’a dit, Foussat aime porter le chapeau, et plutôt que de voir s’éparpiller ses différents travaux, en 2012 il les rassemble, les complète et fonde Fou Records. Le label compte à présent une dizaine de références. Des enregistrements (désormais historiques) témoignent du cheminement de la musique improvisée européenne au cours de ces trente dernières années : 28 rue Dunois juillet 1982 (Elu Citizen Jazz) rassemble le all star Derek Bailey, Evan Parker, Joëlle Léandre et George Lewis ou, en 2000, le trio Daunik Lazro (saxophones), Peter Kowald (contrebasse), Annick Nozati (voix) particulièrement émouvant puisque c’est là un des derniers disques de la chanteuse, enregistré aux Instants Chavirés de Montreuil lors d’une prestation généreuse et tragique quelques mois avant sa mort (Kowald, lui, disparaîtra l’année suivante).


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L’oiseau révèle une approche plus intime et tout aussi émouvante, l’hommage-requiem au fils disparu de Foussat. En solo, l’homme aux synthétiseurs donne à l’envol des oiseaux, dans un geste complexe fait d’aplats sonores immédiatement perturbés par des accidents, toute une gamme d’émotions qui finissent par se figer sur des atmosphères hitchcockiennes, douloureuses. Au cœur de cet écrin noir, sa voix récite un poème avec toujours cette même la douceur.


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D’autres productions plus actuelles satisfont aussi nos oreilles, que ce soit en compagnie de son vieux complice saxophoniste Sylvain Guérineau (deux disques au compteur dont un avec Joe McPhee, Aliquid et Quod) ou avec le guitariste Simon Hénocq (Nopal). Ça barbare, là ! (2012) réunit quant à lui le duo Ramon Lopez et Foussat ; se passant alternativement le relais, ils trouvent un point d’équilibre entre les performances rythmiques tous azimuts de l’un et les grandes cathédrales sonores de l’autre qui s’effondrent à peine bâties.


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En 2015, la contrebasse de Fred Marty se mélange au dispositif électro-acoustique de Foussat et donne naissance à l’hydre à deux têtes MarsaFouty. En deux longues plages, les musiciens vont, sans dissocier clairement leur timbre, modeler une matière qui surgit, gonfle, prend corps et vie.

Ouvert aux nouvelles générations, enfin, le label signe la formation Cuir (John Cuny, Jérôme Fouquet, Jean-Brice Godet, Yoram Rosilio, Nicolas Souchal), le disque aussi brut que direct d’un quintet évidemment épidermique où s’épanouissent une multitude de directions aussi brûlantes les unes que les autres.

Un mot enfin, du site, adossé au label, ou inversement. Une petite boutique sympathique qui regorge d’informations, de sons en tous genres, de visuels (affiches de concert). Un cabinet de curiosité agréablement foutraque qui prolonge le travail artisanal et sérieux mené avec Fou Records, tout entier tourné vers la musique. Même si celle-ci donne l’impression de travailler du chapeau !


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Jean-Marc Foussat, photo Michaël Parque

par Nicolas Dourlhès // Publié le 28 septembre 2015

 

P.-S. :

La rédaction de ce papier à peine terminée, voilà que deux nouveaux disques sont déjà à disposition :

  • « Angoulême 18 mai 1980 » / Willem Breuker Kollektief, (Fou Records)
  • « Géographies des transitoires » / Jean-Marc Foussat, Henri Roger (chez Facing You/IMR)

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    · 04 Jan 2016 · 22:22 ·
    © André Gomes


    Fundada no final de 2012, a editora francesa Fou Records tem focado a sua missão na divulgação de música improvisada. A label foi criada por iniciativa de Jean-Marc Foussat, músico improvisador que trabalha electrónicas e que esteve ligado à editora Potlatch de Jacques Oger. A editora Fou Records tem servido de veículo para a edição de gravações em que Foussat está envolvido, tendo publicado registos seus em vários moldes – a solo, em duo com o percussionista espanhol Ramon Lopez, num trio com o saxofonista francês Sylvain Guérineau e com o enorme multi-instrumentista americano Joe McPhee, entre outros projectos.

    Contudo, a label francesa tem também revelado um carácter mais amplo, ao editar gravações de concertos nunca antes publicados. Em 2014 foi publicado 28 Rue Dunois Juillet 1982, registo um grupo de quatro magníficos: Derek Bailey, Joëlle Léandre, George Lewis e Evan Parker. E já neste ano de 2015 foi publicado outra gravação ao vivo de um outro grupo histórico: “Angoulème 18 Mai 1980” do Willem Breuker Kollektief. Este ano editora lançou ainda vários discos onde, além da presença de Foussat, estão envolvidos músicos que o público nacional reconhecerá, como o português João Camões (viola) ou o francês Jean-Luc Cappozzo (trompete). Vale a pena descobrir esta jovem editora gaulesa.

    Cuir
    Chez Ackenbush
    Fou Records, 2015

    O grupo Cuir é um quinteto improvisador que reúne instrumentação clássica: dois trompetes, clarinete, piano e contrabaixo. O grupo trabalha uma improvisação colada ao “free jazz”, com a instrumentação sobreposta numa permanente convulsão. O grupo de John Cuny (piano), Jérôme Fouquet (trompete), Jean-Brice Godet (clarinetes), Yoram Rosillio (contrabaixo) e Nicolas Souchal (trompete) revela neste álbum, uma gravação de uma actuação ao vivo “Chez Ackenbush” (daí o título, claro), uma música que vive na tensão, confronto e desafio. Não se espere daqui sensibilidade ou contenção, mas encontramos por aqui um grupo de músicos sempre em alta intensidade. Destaque para os sopros, que se vão entrelaçando, mas também o piano, que vai ganhando destaque - especialmente ao terceiro tema, “Satch Ko”.


    João Camões / Jean-Marc Foussat / Claude Parle
    Bien Mental
    Fou Records, 2015

    Jovem violetista português, João Camões passou pelo colectivo Woods, integra o trio Earnear (com Rodrigo Pinheiro e Mira, disco editado este ano) e é um dos vértices do Open Field String Trio. Esta formação, que se completa com José Miguel Pereira e Marcelo dos Reis, no início do ano de 2015 editou um disco com o histórico pianista Burton Greene e chegou a actuar com o português Carlos Zíngaro, no Jazz ao Centro 2012. Este disco novo, em trio com Jean-Marc Foussat e Claude Parle, resulta da estadia de Camões em Paris (que entretanto já regressou a Portugal). À viola d’arco de Camões junta-se a electrónica de Foussat e o acordeão de Parle. A música arranca de forma contida, um fiozinho electrónico, sobre o qual se polvilham um pozinhos das cordas e do acordeão. Os elementos vão-se sobrepondo até que se atinge um certo grau de saturação, mais para o final. Os três elementos interagem de forma dialogante, com Camões a mostrar-se herdeiro da imaginação e da capacidade reactiva de Zíngaro (talvez menos intenso na vertente de instigador, mas ainda é cedo). O terceiro e último tema, “Déchirure”, não é apenas o mais demorado, mas também aquele que acolhe momentos mais diversos, com o trio a explorar múltiplos ambientes ao longo dos seus dezanove minutos.

    MarsaFouty
    Concerts
    Fou Records, 2015

    O nome do projecto, MarsaFouty, resulta da junção e reinvenção dos nomes dos intervenientes: Jean-Marc Foussat, o omnipresente patrão da label, e Fred Marty. Foussat convoca as suas electrónicas, Marty traz o seu contrabaixo. Neste disco estão reunidas gravações de duas actuações ao vivo da dupla: a primeira, “99 Rue du Ruisseau”, de quase quarenta minutos; a segunda, “Tiasci”, com a duração de meia hora. A dupla desenvolve electro-acústica orgânica, mas com especial ênfase na eletricidade. O contrabaixo de Marty apresenta ideias, mas o protagonismo é frequentemente roubado por Foussat. Sobre esta dupla fala-se em referências como AMM ou Musica Elettronica Viva, mas o som original de MarsaFouty merece ser arrumado na sua própria gaveta. Improvisando, acrescentando texturas em cima de texturas, a música da dupla atinge picos que por vezes se aproximam do noise. Embora mais tranquila no segundo tema, a música da dupla é globalmente caracterizada pela amálgama sonora onde sobressai a electrónica.

    Jean-Marc Foussat - Jean-Luc Petit
    D'où vient la lumière
    Fou Records, 2015

    Novamente em duo, neste D'où vient la lumière Jean-Marc Foussat tem como parceiro o versátil palhetista Jean-Luc Petit (clarinete contrabaixo, saxofones alto e sopranino). Ao longo das quatro faixas que compõe o disco, a dupla Foussat/Petit desenvolve uma improvisação dialogante. Nos dois primeiros temas a dupla navega por águas de improvisação “near-silence”, entrando na exploração microtonal, sempre com tranquilidade, sem criar ondas. Já ao terceiro tema a dupla avança com intervenções mais acesas, entrando em contraste com a contenção e delicadeza dos momentos iniciais.

    Cécile & Jean-Luc Cappozzo
    Soul Eyes
    Fou Records, 2015

    Em 2005 o Jazz em Agosto promoveu um concerto único, um trio de trompetes que reuniu Herb Robertson, Axel Dörner e Jean-Luc Cappozzo. Essa actuação não serviu apenas para exibir a versatilidade do instrumento, mas também para revelar o virtuosismo de cada um dos músicos. O trompetista francês Jean-Luc Cappozzo tem neste novo disco Soul Eyes um projecto muito especial: conta com a parceria da sua filha, a pianista Cécile Cappozzo, para reinterpretar a música de dois grandes da história do jazz, Mal Waldron e Charles Mingus. A dupla Cappozzo reinventa os temas de Mingus e Waldron de forma livre e fluída. Piano e trompete constroem um diálogo, completando-se, convergindo e afastando-se, até que regressam ao centro melódico de cada composição. Não falta a obrigatória “Goodbye pork pie hat”, composição incluída na rapsódia inicial, que é desconstruída com sensibilidade pela dupla. Música elegantíssima.

    Willem Breuker Kollektief
    Angoulème 18 Mai 1980
    Fou Records, 2015

    Figura ligada à fundação da improvisação livre europeia, o holandês Willem Breuker (1944-2010) foi um dos fundadores da Instant Composers Pool (com Han Bennink e Misha Mengelberg), membro da Globe Unity Orchestra e dos grupos de Gunter Hampel e de Peter Brötzmann, entre outros. Formado em 1974, o Willem Breuker Kollektief ficou conhecido por apresentar uma música de raiz jazz com ênfase na performance teatral. Gravado ao vivo em Angoulème no dia 18 de Maio de 1980, este disco duplo recupera o histórico grupo com a energia da actuação “live”. A qualidade da gravação não é a melhor, mas este par de discos é um documento histórico, ao mostrar a dinâmica do Kollektief, na sua mescla de música circense, jazz e improvisação. Nesta música incomparável, tão relevante como os uníssonos certeiros dos sopros ou os solos incendiários, é a participação de um aspirador – lembrando que a feitura de música séria (“as serious as your life”, citando Val Wilmer) não invalida esquecer o humor. A música do Willem Breuker Kollektief foi originalíssima e esta edição, apesar de imperfeita, serve para nos recordar a sua relevância. Agradeçamos a iniciativa da Fou Records.

    Nuno Catarino
    nunocatarino@gmail.com

Selo em destaque: Fou Records


O selo francês Fou Records tem discretamente colocado no mercado importantes gravações de ontem e de hoje, apresentando também artistas menos conhecidos que têm ajudado a fazer a free music...



Criado em meados de 2012 pelo franco-argelino Jean-Marc Foussat, o selo Fou Records já conta com um catálogo de aproximadamente vinte títulos, entre álbuns de improvisação livre, free jazz e música eletroacústica/eletrônica. Foussat é um veterano das experimentações eletrônicas que, apesar de ter editado seu primeiro álbum, “Abattage”, em 1983, apenas passou a gravar com regularidade nos anos 2000. Nesse intervalo, trabalhou muito mais como engenheiro de som, registrando e aparecendo nas notas técnicas de muitos discos de Steve Lacy, Derek Bailey e Joelle Léandre, dentre outros nomes da free music. O Fou Records estreou com um disco solo do próprio Foussat, “L’oiseau”, mas a ideia do selo não é se restringir à produção do artista. Em linhas gerais, o Fou Records se divide em três tipos de lançamentos: projetos solo/parcerias de Foussat; gravações de músicos novos/menos conhecidos; registros antigos e inéditos de instrumentistas consagrados do free. Para apresentar o Fou Records, destacamos alguns dos últimos títulos editados (e o disco que inaugurou o selo).  



L’oiseau  ****
Jean-Marc Foussat
Fou Records 
Nesse álbum que inaugurou o catálogo do Fou Records, Jean-Marc Foussat aparece sozinho, munido de sintetizadores (AKS, VCS3), dispositivos eletrônicos e algo de voz, apresentando duas extensas peças suas. Editado também em vinil, com uma faixa de cada lado, L’oiseau homenageia seu filho Victor, morto precocemente em 2012 (além das duas longas peças, há um pequeno intermezzo, de menos de 1 minuto, onde ouvimos apenas a voz de Victor, recitando um poema). Com 20 e 21 minutos, os dois temas (“La Vie S’arréte” e a faixa-título) se desenvolvem de forma contínua, sem quebras – podem ser apreciados como um grande painel –, oscilando entre momentos de maior ou menor uso de ruidagens, pontos de quase silêncio seguidos por ataques, ondulações de potência e pulsações. O controle absoluto do processo demonstrado por Foussat faz dessa uma experiência bastante envolvente.
     

En Respirant  ****(*)
Marialuisa Capurso / Jean-Marc Foussat
Fou Records 
Ao lado da cantora e artista sonora italiana radicada em Berlim Marialuisa Capurso, Jean-Marc Foussat gestou este intrigante En Respirant. As explorações vocais de Marialuisa se integram com perfeição à criação eletrônica de Foussat, resultando em três peças inquietantes. Gravado ao vivo no POP, em Berlim, em 19 de fevereiro deste ano, o álbum abre com o tema mais longo, “Osmosis”, que se inicia de forma lenta e arrastada, com os efeitos eletrônicos e a voz crescendo e ganhando intensidade gradativamente e preparando o caminho para o melhor do conjunto, “Purple Future”. Este, o segundo tema, oferece o melhor da criação vocal de Marialuisa, com um jogo de camadas e repetições de palavras e fonemas por vezes perturbador e hipnótico. A última peça, “Place du Marché”, é a que tem o menor aproveitamento vocal, que cresce apenas de sua metade para frente, mas não atinge os pontos mais elevados ouvidos antes. É curioso que a discografia de Marialuisa Capurso praticamente inexista, sendo que, para conhecer um pouco mais de seu trabalho, temos de recorrer a vídeos no Youtube. Espero que essa parceria com Foussat renda logo outros títulos...


Mujô   ****
Jean-Brice Godet Quartet
Fou Records
O jovem clarinetista francês Jean-Brice Godet criou seu quarteto em 2012, ao lado de Michael Attias (sax alto), Pascal Niggenkemper (baixo) e Carlo Costa (bateria); este “Mujô” é a estréia do grupo, tendo sido registrado em duas sessões diferentes, em 2013 e 2014, no Brooklyn novaiorquino. São sete faixas, nas quais o quarteto apresenta uma música construída com fluidez e bem arquitetada, com os diálogos entre sax e clarinete/clarone criando alguns dos melhores momentos. “Takanakuy”, que abre o disco, é tranquilamente a melhor do conjunto, com os elementos free jazzísticos se desenvolvendo por meio de um intricado tema que oscila com inventividade entre os sopros. Em outro extremo está “La voix des cendres”, sombriamente construída amparada ora pelos graves de baixo e clarone, ora por notas alongadas e dilacerantes do sax. “Ballade suspendue” vai em linha parecida, porém de forma mais melodiosa e relaxada. Já “Eloge de la chute” apresenta alguns dos momentos mais enérgicos e os solos mais bem elaborados. Uma estreia prometedora.


Enfances *****
Lazro/ Léandre/ Lewis
Fou Records 
Este álbum faz parte de uma série de gravações realizadas por Jean-Marc Foussat nos anos 1980, e que agora têm sido editadas em seu selo. Enfances reúne três nomes referenciais da free music, o trombonista George Lewis, o saxofonista francês Daunik Lazro e a baixista Joelle Léandre. Registro ao vivo feito em 8 de janeiro de 1984, surge pela primeira vez na íntegra, em quase uma hora de música – trechos do material apareceram no disco “Sweet Zee”, que Lazro lançou pela hatArt em 85. “Enfances” é dividido em 10 partes, que juntas compõem uma peça de improvisação livre com momentos de intensa inventividade. Além do núcleo sax-trombone-baixo, alguns elementos sonoros extras surgem pontualmente para adicionar colorido ao material executado, como os brinquedos creditados a Lewis e a voz de Léandre, decisiva em alguns momentos, como na parte “5”, a mais extensa e desafiadora das variadas peças aqui apresentadas (que oscilam entre 1 e 19 minutos). Improvisação livre vital, conduzida com genialidade e equilíbrio, com os músicos trabalhando em sintonia e harmonia absolutas.   

Fabricio Vieira
FreeForm, FreeJazz